
La Danse de la Vie
L’idée que l’on se fait communément de la danse ne rend pas compte de la réalité de l’être dansant.
Au fil de l’histoire de l’humanité, par un long processus de dégradation du lien vibrant entre l’être humain et la vie, la compréhension du mouvement s’est faite de plus en plus restreinte. Nous en restons souvent à la mécanique et à l’utilité. Cependant, il en est de nos mouvements comme de nos vies : certains se figent dans une stéréotypie stérile, certains n’ont de sens que dans l’utile. D’autres s’envolent, projetant dans l’espace nos désirs, nos élans, pour rejoindre la dimension du sacré.
Nous sommes capables de distinguer un son qui reste un bruit, de tout autre son qui devient musique. De la même manière, nous savons distinguer un mouvement qui devient danse de tout autre mouvement. Si la musique est un appel, la danse est la réponse à cet appel. Elle fait partie de ces mouvements dans lesquels l’être humain, sur une musique soufflée par des éléments aussi multiples et variés que la respiration, les battements cardiaques, le vent, les vagues, répond à l’appel de la vie de toutes les vibrations de son corps, de son cœur, de son âme. Et ceci, quel que soit son âge, sa culture, sa condition physique. Quelque chose le fait vibrer ; quelque chose l’invite à répondre.
La danse est un besoin vital : celui de la réponse totale à l’élan de vie qui se manifeste partout autour de nous et en nous. Et c’est dans la qualité de cette réponse que réside une de nos plus importantes ressources à avancer dans le labyrinthe de nos existences : la joie. Une joie profonde dont se remet à vibrer chaque cellule.









